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La qualité de l’air dans les écoles : un défi de santé publique

Dernière mise à jour : 7 nov.



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Un air d’école qui rend malade ?


Depuis la pandémie, la qualité de l’air intérieur s’impose comme un enjeu de santé publique. Et dans les écoles, la question est cruciale : les enfants passent plus de 1 000 heures par an dans leurs salles de classe, souvent mal ventilées.


En Belgique, une enquête menée en 2023 par Sciensano a révélé que près de 70 % des écoles primaires dépassent régulièrement les seuils de CO₂ recommandés pendant les heures de cours.

Dans une classe sur trois, les concentrations atteignent plus de 1 500 ppm, soit une qualité d’air considérée comme médiocre selon la norme européenne EN 13779.


Or, un taux de CO₂ élevé ne provoque pas que de la fatigue ou des maux de tête : il réduit la concentration, altère la capacité d’apprentissage et favorise la transmission de virus et de bactéries.


Une ventilation inadéquate peut influencer la réussite scolaire autant qu’un mauvais éclairage ou un mobilier inconfortable”, souligne une étude de l’Université d’Hasselt (2022) sur les environnements d’apprentissage sains.

Des chiffres qui interpellent


Une étude européenne menée sur 108 écoles (Jantunen et al., Building and Environment, 2022) montre que l’amélioration de la ventilation mécanique permet :


  • une réduction de 46 % des COV (composés organiques volatils),


  • –25 % de particules fines,


  • et –19 % de CO₂ après installation d’un système adapté.


En parallèle, des travaux du Lawrence Berkeley National Laboratory indiquent que chaque augmentation de 1 L/s d’air neuf par élève améliore de 2,9 % les performances en mathématiques et de 2,7 % en lecture.


Une autre méta-analyse publiée dans Buildings (MDPI, 2024) confirme ces écarts : dans 81 % des classes naturellement ventilées, le seuil de 1 000 ppm de CO₂ est dépassé, la médiane se situant autour de 1 487 ppm.


La corrélation est claire : un air plus sain, c’est une meilleure attention — et donc de meilleurs résultats scolaires.



Un rôle décisif dès la conception


Concevoir une école, c’est aujourd’hui penser le flux d’air autant que la lumière naturelle.Les architectes doivent intégrer la ventilation comme un élément structurant du projet, pas comme une contrainte technique ajoutée après coup.


En Belgique, la réglementation PEB impose déjà des débits d’air précis : 22 m³/h par élève dans les locaux d’enseignement, selon l’Arrêté du Gouvernement wallon du 15 mai 2014.

Mais dans le parc scolaire existant — souvent vétuste ou mal isolé —, le défi est d’intégrer la ventilation dans un cadre bâti contraint :


  • préserver l’esthétique des façades,

  • limiter les nuisances acoustiques,

  • garantir un accès aisé à la maintenance.


Quand la technique sert la pédagogie


En Belgique, plusieurs communes ont récemment lancé des rénovations d’écoles où la ventilation est pensée comme un élément central du confort d’usage et de la performance énergétique.Ces projets témoignent d’une tendance de fond : la prise en compte du climat intérieur dès la conception.


Les études récentes (Beats for Planet, 2023) montrent qu’une ventilation mécanique bien conçue permet jusqu’à 46 % de réduction des COV et 30 % d’économies d’énergie grâce à la modulation du débit selon l’occupation.


Pour l’architecte, cela implique :


  • une concertation étroite avec l’ingénieur CVC dès l’avant-projet,

  • une distribution de l’air pensée en fonction de la configuration des classes,

  • et une réflexion sur l’acoustique et la maintenance dès la phase de conception.



L’école de demain se conçoit aussi par l’air


Les établissements scolaires ne sont pas que des bâtiments : ce sont des lieux de respiration collective.Chaque projet doit donc envisager la ventilation comme un acte de santé publique.


Une bonne qualité d’air ne dépend pas seulement du système choisi, mais de la manière dont il s’intègre à la conception globale du bâtiment : orientation, matériaux, acoustique et usage quotidien.


L’ingénierie de l’air au service d’un meilleur apprentissage


Pour répondre à ces contraintes, FläktGroup a développé des solutions de ventilation et de traitement d’air adaptées aux établissements scolaires.


Les unités de traitement d’air eQ PRIME TOP et COM4TOP


Compactes, silencieuses et à haute récupération d’énergie, elles peuvent être installées en toiture, en local technique ou dans les faux-plafonds.Elles assurent :


  • un renouvellement d’air constant et hygiénique,

  • une récupération de chaleur jusqu’à 85 %,

  • un fonctionnement modulé selon le taux réel de CO₂ (capteurs intégrés).


Ces unités sont conformes à la directive VDI 6022 sur l’hygiène des systèmes de ventilation et répondent aux exigences de la réglementation PEB belge, ainsi qu’aux labels WELL et BREEAM Education 


Plus d’information sur ces systèmes adaptés aux espaces d’apprentissage ICI  


Sources

  • Sciensano (2023) – Campagne nationale de mesure du CO₂ dans les écoles belges.

  • Université d’Hasselt (2022) – Healthy Learning Environments Study.

  • Jantunen et al. (2022) – Building and Environment, vol. 225, 109565.

  • Mendell et al. (2024) – Buildings – MDPI, 14(12), 4003.

  • Wargocki & Fisk (2020) – Lawrence Berkeley National Lab – IAQ Science.

  • Arrêté du Gouvernement wallon du 15 mai 2014 (PEB).

  • Beats for Planet (2023) – Rapport AirScan Belgium.

 
 

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